Le cou – un solide port de tête

Le cou est méconnu. On ne pense à lui que lorsqu’il se rappelle à nous par un torticolis ou autre douleur lancinante. Pourtant, cet ensemble d’os, de muscles  et de ligaments est essentiel à la statique du corps et porte la partie la plus prestigieuse de l’organisme : la tête.

Description
Chez le tout-petit, les muscles sont encore trop faibles pour porter la tête qui représente un 1/4 de la taille du corps (contre 1/8 chez l’adulte). C’est la partie la plus lourde de son organisme : le cou possède donc un enchevêtrement de muscles pour la soutenir.

Les muscles profonds
• Les hyoïdiens. Essentiels pour la déglutition, ils assurent l’abaissement de l’os hyoïde et du plancher buccal.
• Le splenius capilis qui prolonge et tourne l’épine dorsale.
• Le sterno-hyoïdien permet de tourner la tête du côté opposé à la contraction en l’inclinant du côté de celle-ci.
• Les scalènes jouent un rôle dans l’inspiration, le fléchissement et la rotation des vertèbres cervicales.
• Le muscle angulaire. Élevateur de l’omoplate, il permet de tourner et d’incliner la tête du même côté.
• Le rhomboïde est un élevateur, et un adducteur, de l’omoplate qu’il colle  contre la cage thoracique.
• Le serratus agit sur la traction avant de l’omoplate.

Les muscles superficiels
• Le trapèze qui recouvre les muscles splenius capilis et le rhomboïde, sert notamment à l’extension de la tête et à soulever les épaules vers l’arrière.
• Le sterno-cléido-mastoïdien, très puissant, connecte l’épaule au crâne et fait tourner la tête, la fléchit en avant, s’opposant ainsi au trapèze.

Utilité du cou
Le cou sert avant tout à maintenir la tête dans une bonne position. Mais il a deux autres rôles fondamentaux :

La mobilité de la tête
Il permet à la tête de se mouvoir de bas en haut (flexion/extension), de droite à gauche, sur le côté ainsi qu’en rotation. Ainsi, un cou bien mobile peut réaliser des flexions extensions de plus ou moins 90 ° (menton posé sur la base du cou ou au contraire crâne en appui sur le haut du dos). Sur le côté, la flexion peut aller jusqu’à 120 ° (oreille posée sur l’épaule). En rotation, l’angle maximal est aussi de l’ordre de 120 °. Il est donc impossible  de tourner complètement la tête pour regarder son dos.

Une grande voie de passage
C’est par le cou que passent l’œsophage et la trachée (conduit transportant l’air depuis la gorge jusqu’aux poumons). C’est par lui également que passent de nombreuses veines et artères irriguant le cerveau (carotides, jugulaires…) ainsi que de nombreux nerfs essentiels : les pneumogastriques, les nerfs spinaux, les nerfs phréniques, les nerfs récurrents. Sans oublier la moelle épinière, protégée par les vertèbres cervicales.

Une réflexion au sujet de « Le cou – un solide port de tête »

  1. Bonjour,
    Je rajouterais une 3ème fonction capitale (dites moi si je me trompe) :
    1. Stabilisation du regard
    Pour la régulation posturale, il est important d’affermir la fixité de la tête afin de stabiliser le regard dans le 3 plans de l’espace. Grâce aux informations reçues par le cerveau, provenant de la périphérie (notamment l’appareil vestibulaire), le cou est à même de compenser automatiquement tous les mouvements du corps.
    Lors de la captation d’une cible dans la zone de vision périphérique, les muscles du cou travaillent en coordination avec les muscles oculomoteurs et les labyrinthes pour recentrer la vision focale sur la cible.

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