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Le cancer de la prostate – des hommes en danger

Chaque année, plus de 60 000 hommes sont touchés par le cancer de la prostate, ce qui en fait le plus fréquent de tous les cancers en France. Ce cancer évolue souvent lentement, et de nombreux hommes vivent avec lui pendant des années sans le savoir. Or, plus il est détecté tôt, mieux il est traité. Ce n’est pas un hasard si son dépistage est recommandé après 50 ans.

Facteurs de risque
Cancer le plus fréquent chez l’homme, le cancer de la prostate représente la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme en France (plus de 9 000 décès par an). L’âge est le principal facteur de risque (l’âge moyen au niveau du diagnostic est de 74 ans). Il en existe deux autres : les antécédents de cancer de la prostate avant 55 ans chez deux parents proches (frère, père, oncle ou grand-père) et l’origine ethnique, la population noire étant la plus touchée.

Détection
Symptômes
Au début, le cancer de la prostate n’entraîne généralement aucun trouble particulier. À un stade plus avancé, certains troubles peuvent apparaître : difficultés pour uriner, besoins fréquents d’uriner, présence de sang dans le sperme, voire douleurs osseuses, fractures…

Dépistage
Le dépistage du cancer de la prostate repose sur un dosage annuel du PSA (antigène spécifique de la prostate) associé à un toucher rectal chez les hommes de plus de 50 ans ou plus jeunes dans les populations à risque. Uniquement fabriqué par la prostate, le PSA est une substance dont le rôle est de fluidifier le sperme. Son dosage à partir d’une simple prise de sang permet d’évaluer l’état de la prostate. Son taux, qui doit normalement être inférieur à 4, augmente en effet en cas d’infection, d’hypertrophie bénigne ou de cancer.

Diagnostic
• La biopsie. Lorsque le taux de PSA est trop élevé et/ou le toucher rectal anormal, une biopsie (prélèvements de fragments de prostate) est prescrite. Elle permet d’affirmer l’existence du cancer et de le caractériser.
• Le bilan d’extension. En cas de cancer prouvé, un bilan de l’extension du cancer est nécessaire avant de proposer un traitement. Ce bilan inclut un scanner abdominal, une scintigraphie osseuse et, parfois, une imagerie par résonance magnétique (IRM).

Traitement
Le traitement de la maladie dépend essentiellement de son stade au moment du diagnostic.

Pour les cancers localisés
Il existe trois types de traitements. Tous donnent les mêmes résultats et assurent plus de 80 % de guérison dans les formes peu agressives.
• L’ablation de la prostate (ou prostatectomie radicale), qui se pratique soit de façon classique, avec une incision sous le nombril, soit par cœlioscopie (petites incisions permettant l’introduction d’une caméra et des instruments).
• La radiothérapie externe, qui consiste à envoyer des rayons vers la tumeur pour la détruire.
• La curiethérapie, technique récente basée sur l’implantation, dans la prostate, de grains radioactifs destinés eux aussi à détruire les cellules cancéreuses.

Pour les cancers avancés et/ou métastasiques
Le traitement est hormonal, faisant appel à plusieurs types de médicaments qui peuvent être combinés (dont les analogues de la LH-RH et les anti-androgènes). En cas de mauvaise réponse, d’autres traitements sont instaurés (chimiothérapie, traitement radioactif…). Un traitement de la douleur et des complications peut être associé au traitement de fond.

Le suivi du traitement
Il repose sur le dosage répété du PSA qui, sous traitement, devient quasiment indétectable. Une remontée de son taux traduit une récidive ou un échappement thérapeutique.