Laser – une source de lumière à tout faire

La première application médicale du laser a eu lieu en 1961 ! il s’agissait d’un traitement d’une tumeur de la rétine. Aujourd’hui, le laser est à l’origine de près de 200 000 interventions par an en France et ses applications sont de plus en plus nombreuses.

Définition
Acronyme anglais de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, le laser se traduit en français par « amplification de la lumière par émission stimulée de radiations ».
Concrètement, il s’agit d’une source de lumière intense émise en règle générale sur une seule longueur d’onde (donc dans une seule couleur) et dans une seule direction, dégageant ainsi localement une très grande densité énergétique.
L’utilisation des rayons laser est très variée en médecine.

Le bistouri du XXIe siècle
Les lasers sont devenus des outils privilégiés pour les chirurgiens : en concentrant le faisceau de lumière sur des zones très précises des tissus du corps humain, il est en effet possible de sectionner ou de réparer des tissus, de coaguler des vaisseaux sanguins ou encore de détruire des lésions sans abîmer les zones voisines. Ils s’avèrent beaucoup moins agressifs que les techniques chirurgicales classiques. Non seulement les traitements sont plus rapides, mais ils sont aussi moins traumatiques (geste chirurgical plus précis, incisions plus fines, etc.) et évitent souvent l’hospitalisation. Les lasers ne sont toutefois pas des remèdes miracles car ils comportent des risques comme la brûlure et le vieillissement cellulaire.

Différents types
Plusieurs types de laser sont utilisés en médecine. Parmi les plus courants, on trouve :

Le laser à gaz carbonique (ou laser CO2)
Selon la puissance et la forme du faisceau, il peut vaporiser une lésion par la chaleur qu’il dégage ou la découper très précisément, comme un bistouri à lame, tout en coagulant. Son avantage est la rapidité d’action et l’absence de saignements. Le chirurgien peut, ensuite, laisser cicatriser ou suturer la plaie opératoire.

Le laser argon
Il agit par photocoagulation en provoquant de petites brûlures très localisées grâce à l’émission d’une lumière rouge qui va être absorbée par les vaisseaux de la peau. Peu puissant, il ne traite que les lésions superficielles et s’avère surtout intéressant en dermatologie pour le traitement des angiomes plans ou stellaires, de la couperose ou des télangiectasies, ainsi qu’en ophtalmologie pour la prévention du décollement de la rétine, de la dégénérescence maculaire et du glaucome.

Le laser Yag
Il agit en sectionnant grâce à l’émission d’impulsions très brèves (en dessous du milliardième de seconde) qui produisent peu de chaleur, mais ont une action mécanique semblable à celle d’un bistouri à lame. Son emploi est très large puisqu’il va de la chirurgie très fine de l’œil à certains cancers pulmonaires ou digestifs. Ce laser a en effet l’avantage de pouvoir être introduit à l’intérieur d’une fibre optique, permettant ainsi d’intervenir à l’intérieur du corps.

Le laser Excimer
Il agit par photoablation. L’émission d’une lumière dans l’ultraviolet provoque de petites pertes de substance. Son domaine privilégié est l’ophtalmologie, et plus particulièrement celui du traitement de la myopie ou de certaines opacités superficielles de la cornée.

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