Archives de catégorie : Santé au quotidien

Les vitamines – des stimulants naturels

Indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, les vitamines ne sont pas, la vitamine D mise à part, fabriquées par notre corps. Elles sont donc fournies par l’alimentation. Encore faut-il savoir où les trouver et comment les conserver.

Description
Il existe 13 vitamines essentielles, toutes désignées par une lettre. Chacune a un rôle précis dans l’équilibre de l’organisme humain. Elles ne sont apportées que par l’alimentation et se trouvent en quantité variables selon les aliments consommés, c’est pourquoi il est important de manger de tout pour garantir un équilibre vitaminique satisfaisant. Une exception toutefois : la vitamine D. Elle est présente dans certains dérivés du cholestérol (disponibles dans jaune d’œuf par exemple), mais ne peut être utilisée telle quelle par l’organisme. Pour jouer son rôle de solidifiant des os, elle doit être synthétisée par les UV absorbés par la peau.

Abus
Il existe deux types des vitamines :

• les hydrosolubles, qui se dissolvent dans l’eau (vitamines du groupe B et vitamine C). Si elles sont absorbées en trop grandes quantités, elles sont éliminées automatiquement par les urines
• les liposolubles, qui sont solubles dans les graisses (vitamines A, D, E, K), peuvent être stockées dans les graisses de l’organisme et notamment dans le foie. Ce qui expose à des risques de surdose. Un argument qui ne plaide pas en faveur des vitamines de synthèse vendues en compléments alimentaires. En effet, même si l’organisme les utilise comme des vitamines naturelles, ces produits contiennent toujours au minimum les doses journalières recommandées. À moins de cesser de se nourrir, elles s’ajoutent donc aux vitamines contenues dans les aliments consommés, entraînant un risque de surdose si on les prend sur du trop long terme.

La vaccination – un pas vers l’éradication des maladies

La vaccination consiste à doter l’organisme d’un ensemble de mécanismes de défense durables contre un corps étranger , à l’immuniser contre une maladie définie. Elle a permis l’éradication de la variole , une très forte régression de maladies infantiles graves. Surtout, elle est porteuse d’espoir contre les fléaux de ce siècle que sont le cancer ou le sida.

Le principe
La vaccination
Le vaccin est un germe microbien auquel on a fait perdre tout ou partie de son pouvoir pathogène, avant de l’injecter  dans le corps du patient. Il ne provoque pas la maladie mais, en réaction à leur absorption par les cellules macrophages, les lymphocytes B, globules blancs du système immunitaire, préparent une contre-attaque et se transforment, en grand nombre, en plasmocytes pour secréter une protéine spécifique : l’anticorps. Celle-ci diffusée dans l’organisme va neutraliser le microbe inoculé, appelé antigène . Il reste ensuite, au coeur du système immunitaire, des lymphocytes B mémoire qui, comme leur nom l’indique, gardent en mémoire l’anticorps spécifique à la maladie concernée.

La réaction immunitaire
En cas de contamination ultérieure par le même antigène, les lymphocytes B mémoire entrent automatiquement en lice, formant un véritable bouclier sanitaire pour protéger l’organisme tandis que le système immunitaire produit massivement de nouveaux anticorps appropriés jusqu’à atteindre le taux suffisant pour vaincre l’infection.

Les différents vaccins
• Les germes tués ou inactivés (coqueluche et grippe) nécessitent des injections répétées et des rappels pour perpétuer l’immunité.
• Les germes vivants atténués (R.O.R, polio, tuberculose). Une seule injection suffit.
• Les anatoxines (diphtérie, tétanos) sont utilisées lorsque la toxine d’un germe est l’agent pathologique principal. Plusieurs injections sont nécessaires.
• Les antigènes (hépatite B) ne contienent que les constituants de l’agent infectieux nécessaire à l’immunité. Ainsi, le vaccin de l’hépatite B, ne contient que des protéines situées à la surface du virus. Cette dernière technique, qui n’utilise qu’un fragment sans danger du microbe, sera de plus en plus utilisée pour les vaccins du futur.

Durée d’action
Elle est en moyenne de :
• 1 an pour la grippe.
• 3 ans pour la typhoïde ou la méningite.
• 10 à 20 ans pour le tétanos, la diphtérie ou la coqueluche.
• 30 à 50 ans pour la rubéole, les oreillons ou l’hépatite B.
Au-delà , les effets du vaccin diminuent. Une nouvelle injection dite « rappel » est nécessaire pour prolonger l’immunité.

En pratique
Les vaccins s’administrent par injection sous-cutanée ou intramusculaire. La vaccination par voie orale (poliomyélite) ou cutanée (ancien BCG) est abandonnée en France, celle par voie nasale (grippe) n’est pas encore au point.

Les vaccins combinés
Si certains vaccins s’injectent seuls (BCG, typhoïde, fièvre jaune, grippe, pneumocoque, méningocoque, hépatite A, hépatite B), d’autres, sont combinés :
• vaccins bivalents : DT (diphtérie-tétanos), hépatites A et B.
• vaccins trivalents : DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite), ROR (rougeole-oreillons-rubéole).
• vaccin tétravalent : DTP + coqueluche.
• vaccin hexavalent : DTCP + hépatite B + Haemophilus HIB.

Les contre-indications
Exceptionnelles, les principales sont :
• un déficit immunitaire congénital ou acquis, à la suite de greffes (vaccins vivants atténués) .
• une allergie antérieure au même vaccin, ou au blanc d’œuf (vaccins contre la grippe, la fièvre jaune, les oreillons, la rougeole) ,
• une grossesse, une infection aiguë, une crise d’allergie (vaccins vivants atténués).

Les effets secondaires
Chaque vaccin présente des risques d’effets secondaires rares et généralement mineurs, comme une petite réaction locale ou un peu de fièvre ; parfois on note une réaction plus spectaculaire comme l’allergie. Les cas les plus graves sont d’exceptionnelles maladies musculaires dues à la présence d’aluminium, indispensable pour stabiliser certains vaccins.

Les bénéfices
La mémoire collective commence à oublier les épidémies de croup («diphtérie»), de variole ou de poliomyélite comme celle qui frappa le Bassin parisien en 1954. Le recul des vaccinations dans certains pays en guerre montre pourtant que la menace est toujours présente.

Les bénéfices individuels
La protection individuelle est variable d’une maladie à l’autre, de 60 % pour la typhoïde à 98 % pour la diphtérie ou le tétanos. Mais si la maladie apparaît quand même, elle est souvent atténuée, dans le cas de la grippe par exemple. Dans celui de la rubéole, le vaccin ne sert pas à protéger contre une maladie, mais contre les conséquences dramatiques de cette maladie sur le bébé quand elle se déclare pendant une grossesse.

Les bénéfices collectifs
Pour les maladies à transmission humaine, la vaccination généralisée fait reculer, voire disparaître, le mal (variole depuis 1977, poliomyélite dans les années à venir). La fréquence de la rougeole, des oreillons, des méningites et otites à Haemophilus, des diphtéries a chuté de manière spectaculaire, même chez les rares personnes non vaccinées.

Se faire vacciner n’est pas seulement un acte individuel, c’est aussi un acte citoyen.

La prévention du diabète – une maladie en plein essor

En France, deux millions six cent cinquante mille personnes souffrent de diabète, et tous les ans, 100 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. En cause : la sédentarité et le surpoids, responsables de la forme la plus répandue de la maladie, le diabète de type 2.

Types de diabète
Le diabète se caractérise par une augmentation du taux de sucre dans le sang (glycémie). L’origine de cette mauvaise régulation de la glycémie est différente selon les types de diabète.

Le diabète de type 1
Il se développe tôt en général et concerne 10 % des diabétiques. La maladie est due à l’organisme, qui fabrique des anticorps contre certaines de ses propres cellules pancréatiques. Ces cellules, les îlots de Langherhans, synthétisent l’insuline, une hormone dont le rôle consiste (lorsque le taux de glucose monte dans le sang après un repas), à stocker le glucose dans différents organes (foie, muscles…). La destruction de ces îlots conduit donc à une carence en insuline qu’il faut compenser par des apports (quotidiens ou pluriquotidiens) pour réguler le taux de glucose dans le sang. Ce diabète de type 1 est dit maigre ou insulino-dépendant.

Le diabète de type 2
C’est une maladie d’évolution lente, qui concerne 90 % des diabétiques. On l’a longtemps appelé diabète de la cinquantaine, car il apparaissait tardivement dans l’existence, ou encore diabète gras, car il s’associe volontiers à un surpoids. Mais ce diabète se développe désormais à tous les âges de la vie.
• L’insulino-résistance. Elle se met en place dans un premier temps : l’insuline continue d’être normalement sécrétée par le pancréas, mais l’organisme est de moins en moins réactif à son effet. Pour maintenir un taux de glucose stable dans le sang, le pancréas fabrique donc des quantités de plus en plus importantes d’insuline. Jusqu’à s’épuiser. C’est le second stade du diabète de type 2 : il faut alors, comme pour celui du type 1, en arriver aux injections d’insuline.

Causes
Elles sont multiples et de nature très différentes comme par exemple :
l’hérédité
Si elle joue un rôle favorisant dans l’apparition d’un diabète de type 2, elle est loin d’en être la cause principale.

le mode de vie
Surpoids, sédentarité, alimentation trop riche en graisse… sont les vraies raisons de cette véritable épidémie de diabète de type II. Mais tous les surpoids n’ont pas le même impact : les graisses présentes sur la partie inférieure du corps (cuisses, fesses) modifient peu la sensibilité à l’insuline, tandis qu’à l’inverse celles situées au niveau de l’abdomen augmentent l’insulino-résistance. La bouée autour du ventre est d’ailleurs, pour les nutritionnistes, l’un des premiers symptômes d’évolution de la maladie.
-la maladie
Une infection (angine, grippe…), une affection chronique, un choc ou un traumatisme, une intervention chirurgicale, sont également susceptibles de modifier la sensibilité à l’insuline.
-le stress
Le stress chronique est lui-aussi accusé de favoriser la survenue du diabète, de même que divers médicaments (cortisone, certains contraceptifs).

Prévenir le diabète
Lutter contre l’obésité
De nombreux travaux scientifiques montrent qu’un tiers des obèses sont diabétiques. Or, la prévalence de l’obésité chez l’adulte a pratiquement doublé en 10 ans ( 8,5 % en 1997, 13 % en 2006) dans les pays industrialisés. Rien d’étonnant donc à ce que le nombre de diabétiques augmente de façon exponentielle en France. Prévenir le diabète de type 2 passe avant tout par une lutte contre le surpoids, une alimentation équilibrée et une activité sportive régulière. Un intéressant essai clinique publié dans une revue médicale américaine le confirme : 3 234 adultes, chez qui une intolérance au glucose avait été diagnostiquée, se sont vus proposer soit un traitement à base de médicaments, soit un programme d’exercices (30 min par jour) et un régime alimentaire adapté. Après l’expérience, les risques de diabète étaient devenus deux fois moins élevés chez les personnes ayant changé leur mode de vie que chez celles ayant pris un traitement médicamenteux !

Une bonne hygiène de vie
D’autres études ont démontré que chez les patients atteints de diabète de type 2, une diminution de 5 % du poids permet d’améliorer la glycémie, et qu’une réduction de 35 % des apports lipidiques améliore la sensibilité à l’insuline. Il est donc clair que :
• un mode de vie sain et une alimentation équilibrée sont le meilleur moyen de prévenir le diabète de type 2
• la lutte contre la sédentarité et la perte de poids sont efficaces pour éviter l’apparition d’un diabète chez une personne qui en a déjà les signes précurseurs.

L’activité physique – une machine au service du bien-être

Faire travailler ses muscles, c’est mettre en action dans l’organisme tout un ensemble de phénomènes : respiration, battements cardiaques, utilisation des réserves de sucres et de lipides, libération d’endorphines… Autant de mécanismes qui améliorent, à long terme, le fonctionnement du corps.

Mécanisme
Durant l’effort physique, les muscles sollicités ont besoin, pour fonctionner de manière optimale, d’un carburant, l’adénosine triphosphate ou ATP. Sans cette molécule, aucune contraction musculaire n’est possible. Cependant, celle-ci n’étant pas disponible en grande quantité dans l’alimentation, l’organisme doit la fabriquer. Cette production prend différentes voies en fonction de la durée de l’effort fourni.

Moins de 10 secondes
Lors d’un 100 m, ou d’une levée de poids en haltérophilie par exemple, les cellules vont fabriquer de l’ATP à partir de deux autres molécules présentes en grande quantité dans le muscles : l’ADP (adénosine diphosphate) et la phosphocréatine. Ce processus anaérobie alactique, c’est-à-dire sans utilisation d’oxygène ni production d’acide lactique, se déroule presque instantanément, mais ne peut suffire en cas d’effort prolongé.

De 7 secondes à 1 minute
C’est le temps qu’il faut à un nageur moyennement entraîné pour couvrir une longueur de bassin. Dans ce cas, le muscle va commencer à puiser dans ses réserves de glycogène (glucose stocké dans le muscle). La molécule de glycogène se dégrade en deux molécules d’ATP et deux molécules d’acide pyruvique, qui se transforment en acide lactique. À partir de ce moment, ce dernier peut s’accumuler dans le muscle, et provoquer des crampes, ou être transformé en ATP par le foie, les reins ou les cellules du muscle cardiaque. Dans le foie, il peut même être transformé en glucose. C’est le processus anaérobie lactique, sans utilisation d’oxygène mais avec production d’acide lactique.

Plus d’1 minute
Lorsque l’effort se prolonge, la mitochondrie, la centrale énergétique des cellules de chaque fibre musculaire sollicitée, utilise de l’oxygène pour transformer l’acide pyruvique, issu du glycogène, en ATP. Ainsi, une molécule de glucose peut donner 38 molécules d’ATP. Ce phénomène est appelé glycolyse. L’organisme peut également utiliser ses réserves de lipides : le muscle puise alors dans les triglycérides accumulés dans les tissus adipeux, les cellules musculaires et le plasma pour les transformer en glycérol et en acides gras libres qui se dégraderont exactement comme l’acide pyruvique. Une molécule de triglycéride donne 463 ATP, c’est la lipolyse. Dans les deux cas, on est dans un processus aérobie avec utilisation d’oxygène.

Rôle de l’oxygène
Ce processus aérobie, le plus intéressant pour entretenir sa forme, dépend de la façon dont le corps va produire, et utiliser, l’oxygène. Cette capacité est appelée « VO2 Max » ou « consommation maximale d’oxygène pendant l’effort ».
Pour une oxydation maximale des lipides pendant l’exercice, il faut se tenir à environ 50 à 60% de la VO2 Max. Au-delà, l’organisme fait appel aux processus anaérobiques et ce sont les réserves de glucides qui sont utilisées.
La VO2 Max étant liée à la fréquence cardiaque, il faut juste savoir que, lors d’un effort physique, la VO2 Max correspond à une fréquence cardiaque évoluant avec l’âge : à 20 ans, la VO2 Max est atteinte lorsque le cœur bat à une fréquence de 200 battements par minute environ. À 50 ans, cette fréquence ne doit pas dépasser 170/min.

Bienfaits
Différentes études ont démontré que les inactifs présentaient un taux de mortalité deux fois plus élevé que ceux qui pratiquaient une activité régulière. Le sport agit, bénéfiquement, de plusieurs manières sur l’organisme :

Régulation du cholestérol
On l’a vu, lors d’activité d’endurance, l’organisme puise dans ses réserves de lipides et dégrade notamment les triglycérides, extrêmement néfastes pour le système cardiovasculaire.

Musculation du cœur
Lors d’un effort prolongé, pour que l’organisme puisse fournir le carburant nécessaire aux muscles, il doit transporter plus d’oxygène. Pour cela, la respiration s’amplifie et s’accélère, le rythme cardiaque augmente. Avec un entraînement régulier et des sports d’endurance, c’est-à-dire basés sur le temps et non sur la performance, le ryhtme cardiaque de base diminue ainsi que la tension artérielle.

Diminution du diabète de type II
En jouant sur la régulation du poids et sur l’augmentation de la sensibilité de l’organisme à l’insuline, l’hormone régulant la présence de sucre dans le sang, le sport lutte contre ce diabète.