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L’activité physique est un puissant médicament naturel

Le corps humain est une merveilleuse machine dont le fonctionnement optimal passe par le mouvement!
le corps humain activité physiqueLa pratique régulière d’activité physique (ex : marche, vélo, natation, danse, conditionnement physique, tennis, golf…) est reconnue pour être bénéfique pour la santé autant physique que mentale. En effet, les conclusions des recherches scientifiques des 30 dernières années confirment le fait que l’activité physique est un puissant médicament naturel sans effets secondaires nocifs lorsqu’il est pratiqué de façon sécuritaire.

Il y a de nombreux bénéfices à la pratique régulière d’activité physique pour la santé. En effet, l’activité physique réduit le risque de maladies cardiaques, de diabète de type 2, d’obésité, d’ostéoporose, de cancer du colon, d’hypertension et d’accident vasculaire cérébral. L’activité physique aide également à augmenter la résistance à la fatigue mentale, gérer le stress, réduire l’anxiété, sortir de la dépression et améliorer le sommeil.

L’activité physique influence aussi positivement le maintien d’un poids santé, le bien-être mental, le contrôle et l’estime de soi et la perception de la qualité de vie. Malgré toutes ces preuves scientifiques incontestables, la pratique régulière d’activité physique dans une perspective santé reste sous prescrite par les médecins et sous utilisée par la population.

L’énergie du corps humain

Comme tous les êtres vivants, l’homme a besoin d’énergie pour vivre. Longtemps, il n’a pu compter que sur la force qu’il tirait de la nourriture pour se développer. Puis, grâce aux machines et à la maîtrise de nouvelles énergies, il s’est libéré des tâches les plus pénibles et a augmenté son confort. Aujourd’hui, ce confort est bien souvent obtenu par l’utilisation d’énergies polluantes et non-renouvelables (épuisables).

Le corps humain a besoin d’énergie pour maintenir les organes en fonctionnement, assurer une température suffisante, permettre d’accomplir des efforts et transformer les aliments en une forme que les organes peuvent utiliser. Le corps humain est une usine chimique qui transforme et consomme de l’énergie. L’énergie contenue dans la nourriture est pré-digérée par la salive puis envoyée dans l’estomac où elle est fragmentée par digestion en divers éléments. Dans l’intestin, l’énergie (sucres) est récupérée et envoyée dans le sang. Les matières non utilisées sont évacuées. Le coeur, la pompe du circuit, envoie le sang gorgé d’oxygène et d’énergie dans les différentes partie du corps pour alimenter les muscles.

Le corps humain peut ête comparé à une machine. Même si ce type d’analogie a ses limites, le corps humain peut être comparé, par exemple, à une voiture.Le corps humain, une machine

Energie dans les aliments.
Le corps tire son énergie des sucres se trouvant dans les glucides, les lipides, les protéines et l’alcool. Plus les aliments contiennent du sucre, plus ils ont de l’énergie (celle-ci se mesure en calories ou kilocalorie, en joules ou kilojoules)

Rendement
Le rendement énergétique du corps humain (énergie consommée par rapport au travail fournit par les muscles) se situe entre 20 et 25%. Pour améliorer son rendement énergétique (faire plus avec la même quantité d’énergie) l’homme a inventé des systèmes ingénieux comme les leviers, les poulies ou le vélo :

energie corps humain

Evolution des besoins énergétiques
Aujourd’hui, les installations de chauffage, les appareils électriques, les véhicules etc., consomment des quantités d’énergie (souvent non-renouvelables) considérables. La nourriture ne représente ainsi plus que le 8% du total des besoins énergétiques des pays développés. De plus, avec la mécanisation, les transports, le recours aux engrais et pesticides industriels, etc… la quantité d’énergie nécessaire pour produire les aliments dépasse souvent celle qu’ils contiennent!

Pédalons, glissons et patinons :
Avec l’augmentation du trafic et de la pollution en ville, on redécouvre les vertus des transports à « énergie humaine ». Les vélos, planches à roulettes, trottinettes et rollers sont à nouveau populaires. L’énergie humaine est donc parfois une solution d’avenir, non polluante et pratique.

L’activité physique – une machine au service du bien-être

Faire travailler ses muscles, c’est mettre en action dans l’organisme tout un ensemble de phénomènes : respiration, battements cardiaques, utilisation des réserves de sucres et de lipides, libération d’endorphines… Autant de mécanismes qui améliorent, à long terme, le fonctionnement du corps.

Mécanisme
Durant l’effort physique, les muscles sollicités ont besoin, pour fonctionner de manière optimale, d’un carburant, l’adénosine triphosphate ou ATP. Sans cette molécule, aucune contraction musculaire n’est possible. Cependant, celle-ci n’étant pas disponible en grande quantité dans l’alimentation, l’organisme doit la fabriquer. Cette production prend différentes voies en fonction de la durée de l’effort fourni.

Moins de 10 secondes
Lors d’un 100 m, ou d’une levée de poids en haltérophilie par exemple, les cellules vont fabriquer de l’ATP à partir de deux autres molécules présentes en grande quantité dans le muscles : l’ADP (adénosine diphosphate) et la phosphocréatine. Ce processus anaérobie alactique, c’est-à-dire sans utilisation d’oxygène ni production d’acide lactique, se déroule presque instantanément, mais ne peut suffire en cas d’effort prolongé.

De 7 secondes à 1 minute
C’est le temps qu’il faut à un nageur moyennement entraîné pour couvrir une longueur de bassin. Dans ce cas, le muscle va commencer à puiser dans ses réserves de glycogène (glucose stocké dans le muscle). La molécule de glycogène se dégrade en deux molécules d’ATP et deux molécules d’acide pyruvique, qui se transforment en acide lactique. À partir de ce moment, ce dernier peut s’accumuler dans le muscle, et provoquer des crampes, ou être transformé en ATP par le foie, les reins ou les cellules du muscle cardiaque. Dans le foie, il peut même être transformé en glucose. C’est le processus anaérobie lactique, sans utilisation d’oxygène mais avec production d’acide lactique.

Plus d’1 minute
Lorsque l’effort se prolonge, la mitochondrie, la centrale énergétique des cellules de chaque fibre musculaire sollicitée, utilise de l’oxygène pour transformer l’acide pyruvique, issu du glycogène, en ATP. Ainsi, une molécule de glucose peut donner 38 molécules d’ATP. Ce phénomène est appelé glycolyse. L’organisme peut également utiliser ses réserves de lipides : le muscle puise alors dans les triglycérides accumulés dans les tissus adipeux, les cellules musculaires et le plasma pour les transformer en glycérol et en acides gras libres qui se dégraderont exactement comme l’acide pyruvique. Une molécule de triglycéride donne 463 ATP, c’est la lipolyse. Dans les deux cas, on est dans un processus aérobie avec utilisation d’oxygène.

Rôle de l’oxygène
Ce processus aérobie, le plus intéressant pour entretenir sa forme, dépend de la façon dont le corps va produire, et utiliser, l’oxygène. Cette capacité est appelée « VO2 Max » ou « consommation maximale d’oxygène pendant l’effort ».
Pour une oxydation maximale des lipides pendant l’exercice, il faut se tenir à environ 50 à 60% de la VO2 Max. Au-delà, l’organisme fait appel aux processus anaérobiques et ce sont les réserves de glucides qui sont utilisées.
La VO2 Max étant liée à la fréquence cardiaque, il faut juste savoir que, lors d’un effort physique, la VO2 Max correspond à une fréquence cardiaque évoluant avec l’âge : à 20 ans, la VO2 Max est atteinte lorsque le cœur bat à une fréquence de 200 battements par minute environ. À 50 ans, cette fréquence ne doit pas dépasser 170/min.

Bienfaits
Différentes études ont démontré que les inactifs présentaient un taux de mortalité deux fois plus élevé que ceux qui pratiquaient une activité régulière. Le sport agit, bénéfiquement, de plusieurs manières sur l’organisme :

Régulation du cholestérol
On l’a vu, lors d’activité d’endurance, l’organisme puise dans ses réserves de lipides et dégrade notamment les triglycérides, extrêmement néfastes pour le système cardiovasculaire.

Musculation du cœur
Lors d’un effort prolongé, pour que l’organisme puisse fournir le carburant nécessaire aux muscles, il doit transporter plus d’oxygène. Pour cela, la respiration s’amplifie et s’accélère, le rythme cardiaque augmente. Avec un entraînement régulier et des sports d’endurance, c’est-à-dire basés sur le temps et non sur la performance, le ryhtme cardiaque de base diminue ainsi que la tension artérielle.

Diminution du diabète de type II
En jouant sur la régulation du poids et sur l’augmentation de la sensibilité de l’organisme à l’insuline, l’hormone régulant la présence de sucre dans le sang, le sport lutte contre ce diabète.