Archives de catégorie : Odorat

L’odorat

Organe de l’odorat, le nez est la partie saillante du visage et se compose de deux narines et d’une ossature molle en cartilage.
Bien qu’il réchauffe, filtre et humidifie l’air que nous respirons, le nez participe aussi au sens de l’odorat. Les substances chimiques présentes dans l’air stimulent le nez et nous informent de ce qui nous entoure. Le nez agit un peu comme un système d’alarme une odeur de nourriture nous ouvrira l’appétit tandis qu’une odeur de fumée nous préviendra d’un danger. Le nez joue aussi un rôle dans la locution.

Les fosses nasales constituent l’étage supérieur des voies respiratoires : elles s’ouvrent à la fois vers l’extérieur (narines) et vers le pharynx (narines internes, ou choanes). Elles ont une forme irrégulière due à l’existence de trois cornets osseux, et communiquent par de petits orifices avec les sinus des os avoisinants : frontal, ethmoïde, sphénoïde, maxillaires.

La muqueuse qui tapisse les fosses nasales est riche en vaisseaux sanguins, d’où sa couleur rose. Elle renferme de nombreuses glandes à mucus qui la maintiennent constamment humide. Cette muqueuse réchauffe, humidifie et filtre partiellement l’air inspiré.

A la muqueuse rose s’oppose la muqueuse jaune, à rôle sensoriel. Celle-ci forme sur le cornet supérieur une tache de l’ordre du centimètre carré. Elle est pauvre en vaisseaux et en glandes, mais elle contient les terminaisons nerveuses du nerf olfactif
Cette zone olfactive est sensible à certaines substances solubles dans le mucus nasal. Quand le mucus est rare (par temps sec), l’olfaction est moins bonne. Quand, au contraire, le mucus est trop abondant (en cas de rhume), l’odorat disparaît quasiment.

Cet odorat permet de contrôler l’air inspiré. En réalité, ce contrôle est très imparfait : ainsi l’oxyde de carbone est parfaitement inodore. De plus il est très variable d’une personne à l’autre et selon les circonstances : par exemple il est augmenté lors de la grossesse et avant les règles et diminué chez le fumeur ou avec certains médicaments.
D’autre part, l’odorat joue un rôle majeur dans la gustation, les aliments sont plus sentis que véritablement goûtés.

L’inflammation de la muqueuse nasale (rhume) peut se communiquer aux sinus voisins (sinusite). Chez les enfants ou chez les personnes qui se mouchent trop violemment et ne prennent pas la précaution de souffler d’une narine, puis de l’autre, l’infection gagne la trompe d’Eustache, d’où elle peut atteindre l’oreille moyenne (otite) et même les cellules mastoïdiennes (mastoïdite)

Le nez comporte une charpente osseuse et cartilagineuse délimitant les fosses nasales.

La charpente osseuse est constituée par les os propres du nez qui sont soudés au massif facial et qui se prolonge en avant par du cartilage.

Les fosses nasales droite et gauche sont séparées par la cloison nasale. Elles s’ouvrent en arrière dans le cavum par un orifice appelé choane.

A l’intérieur de chaque fosse nasale se trouvent trois structures superposées, les cornets, tissus en relief faisant saillie et jouant un rôle important dans la respiration.

Le nez communique avec :

Les sinus
Les voies respiratoires
Les voies lacrymales

Les fosses nasales représentent macroscopiquement deux cavités centro-faciales parallèles.

Microscopiquement :

La muqueuse qui tapisse cette infrastructure osteo-cartilagineuse complexe n’est pas homogène. Sous la lame criblée, la muqueuse olfactive est progressivement remplacée par une muqueuse respiratoire d’épaisseur variable, très riche en glandes et en plexus vasculaire.

Enfin, le système immunitaire annexé à la muqueuse respiratoire se situe aux sein de cellules, regroupés en amas lymphoïdes microscopiques (follicules lymphoïdes sous-épithéliaux diffus) ou macroscopiques (végétations adénoïdes).

Fonctions du nez et des sinus :
20 000 litres d’air traversent chaque jour le nez. Le nez et les sinus ont trois fonctions principales.

Conditionnement: La première fonction est de conditionner l’air inspiré destiné aux échanges respiratoires en le filtrant, l’humidifiant et le réchauffant.

Immunitaire: La seconde fonction est immunitaire, de nombreuses aéroportées (pollution, poussières, pollens, virus, bactéries, champignons..) doivent être éliminées.

Odorat: La troisième fonction est olfactive

A. Fonction respiratoire nasale :

1) Régulation des débits aériens:

La morphologie interne des fosses nasales imprime forme, direction, volume et vélocité à l’air inspiré. Les variations de remplissage des plexus vasculaires, siège de constantes variations vaso-motrices conditionnent le volume et la vélocité. Le régime d’écoulement d’air à l’intérieur des fosses nasales est donc turbulent et instable.

2) Filtre et épurations:

Les mouvements tourbillonnaires du courant aérien favorisent son contact avec la muqueuse des fosses nasales. Les particules en suspension sont alors filtrées en adhérant au mucus qui tapisse la surface épithéliale. Le mouvement muco-ciliaire se charge ensuite de l’épuration du mucus contaminé.

3) Humidification:
Le mucus est composé à 95% d’eau. Deux mécanismes essentiels : la convexion et la diffusion permettent les transferts d’eau du mucus vers l’air inspiré.

4) Réchauffement:
Du sang à 37°C traverse en permanence les plexus vasculaires et vont réchauffer  les fosses nasales à la façon d’un chauffage central.

B. Fonction immunitaire nasale :

Le nez a les capacités de contenir les agressions aéroportées, empêchant leur propagation à l’oreille moyenne et aux bronches, et leur diffusion dans l’organisme. Trois lignes de défense s‘articulent pour assurer cette fonction.

1) La défense épithéliale:

Elle s’organise autour de 2 systèmes :

– La barrière épithéliale

– Le système muco-ciliaire : un film de 10μ d’épaisseur, le mucus, recouvre la surface de l’épithélium. Ce mucus est un gel visco-élastique contenant de nombreux éléments immuno-compétents. Les cils des cellules ciliées battent de façon constante et synchrone emmenant ce mucus vers le pharynx afin de l’éliminer.

2) Le système immunitaire annexé à la muqueuse nasale:

Les IgA sécrétoires constituent la classe dominante des immunoglobulines présentent dans la les sécrétions nasales. Elles possèdent des propriétés multiples comme l’inhibition de l’adhérence bactérienne à la muqueuse, la neutralisation des virus et toxines et la limitation de l’absorption des antigènes.

3) L’inflammation non spécifique:

C’est une réaction physiologique et continue de défense et d’adaptation de l’organisme à son environnement, par le biais de l’inflammation.

C. Fonction olfactive :

L’olfaction est un sens chimique, le plus ancien et le plus primitif dans l’évolution des espèces. Dès cinq sens, c’est aussi le plus paradoxal: dominant dans le monde animal, même chez les mammifères supérieurs, il semble chez l’homme être un sens marginal, par rapport à ceux de la vision et de l’audition.

Pourtant ce sens est bien présent et participe à notre vie quotidienne, ne serait ce que pour apprécier la qualité de notre alimentation ou éveiller nos comportements érotiques. Cette fonction permet également de bloquer l’inspiration de substances odorantes dangereuses pour l’organisme comme l’ammoniaque.

Ses capacités d’apprentissage des sensations olfactives lui permettent d’ajouter sans cesse de nouvelles informations dans un contexte d’hédonisme, de souvenir et de vie relationnelle.

L’olfaction pourrait apparaître comme le sens qui lie entre eux les autres sens et les affinant, les réunissant, présiderait à la complexité et à l’individualité de l’être humain.

L’olfaction est soit directe par une inspiration nasale, soit par la voie de la retro-olfaction lors d’une inspiration buccale, entraînant une remontée des molécules odorantes en arrière du voile du palais vers la fente olfactive.

La rencontre des molécules odorantes avec les neurones de l’épithélium olfactif est le point de départ de l’activation de la voie olfactive qui transmet l’information nerveuse aux bulbes olfactifs.

Mécanisme inflammatoire de l’obstruction nasale

Trois évènements physiopathologiques expliquent l’obstruction nasale :

1) L’oedème inflammatoire de la muqueuse: rapidement après son agression la muqueuse de la fosse nasale libère de nombreux médiateurs de l’inflammation qui vont augmenter la perméabilité vasculaire et la vasodilatation de la muqueuse nasale engendrant œdème et congestion nasale.

2) La congestion vasculaire: la phase tardive de l’inflammation entraîne la libération d’autres médiateurs comme les cytokines qui vont majorer l’intensité de la congestion.

3) L’hypersécrétion du mucus: Au cours de l’inflammation muqueuse il existe parallèlement une augmentation de la sécrétion du mucus de la muqueuse nasale.

L’association de:

– la congestion tissulaire,
– la vasodilatation des vaisseaux de la muqueuse nasale
– et l’accroissement du mucus des sécrétions nasales
– engendrent une réduction du diamètre nasal interne, et de ce fait une majoration de la résistance à l’écoulement du flux d’air.

Fosses nasales

Cavité séparée par un septum donnant lieu à deux parties appelées fosses nasales. Chaque fosse est tapissée d’une muqueuse très vascularisée. Bien que les fosses nasales soient la principale porte d’entrée de l’appareil respiratoire, elles participent de plus à la perception des odeurs puisque la muqueuse nasale qui s’y trouve contient des récepteurs olfactifs.

Les fosses nasales permettent l’olfaction, grâce à la zone olfactive, une zone recouverte de cellules sensibles aux odeurs. Lorsque nous inspirons, des particules volatiles entrent en contact avec cette zone qui les identifie. Ces cellules olfactives sont munies de petits cils enfouis dans le mucus présent dans le nez. Elles réagissent aux molécules dissoutes dans le mucus. Le mucus est le liquide du nez, tandis que la salive est le liquide de la bouche. Les sensations perçues sont traduites en influx nerveux. L’influx nerveux est transmis par le nerf et le bulbe olfactif et ira jusqu’au cortex cérébral qui décodera les odeurs. Le nez peut reconnaître plus de dix mille odeurs. Les fosses nasales jouent aussi un rôle important dans la respiration et la phonation.

Sinus frontal: Cavité située à l’avant du crâne et au-dessus de l’orbite de l’oeil. Le sinus frontal se connecte avec l’intérieur du nez.

Os de nez: Les os du nez sont deux petites oblongs os , variant en taille et en forme dans les différents individus, ils sont placés côte à côte à la partie moyenne et supérieure de la face à , et la forme, par leur jonction, «le pont» de l’ nez. Chacun a deux faces et quatre bords. La surface extérieure est concavoconvex de haut en bas, convexe de tous côtés, il est couvert par l’ procerus et Compresseur narine , et perforée autour de son centre par un trou, pour la transmission d’une petite veine .
La surface intérieure est concave dans le sens latéral, et est traversé de haut en bas, par une rainure pour le passage d’une branche de l’ nerf nasociliaire .
La nasale s’articule avec quatre os: deux du crâne, le frontal et ethmoïde deux, et de la face, à l’opposé du nez et le maxillaire.

Cartilage de la cloison nasale: Substance élastique située dans la cloison nasale.

Cartilage de l’aile du nez : Les cartilages du nez ou cartilages nasaux : Le squelette du nez comprend deux parties : l’une osseuse en position supérieure, l’os nasal ou os propre du nez, l’autre cartilagineuse en position inférieure et responsable de la forme du nez. Les cartilages latéraux du nez sont situés de part et d’autre de la ligne médiane, juste sous la partie osseuse et au-dessus des ailes du nez. Les ailes du nez sont modelées par les grands cartilages alaires ou cartilages des narines ou cartilages des ailes du nez. La ligne médiane est constituée par le cartilage de la cloison ou cartilage septal. A l’arrière de l’aile du nez, au contact de la face, se trouvent deux cartilages supplémentaires ou cartilages accessoires ou cartilages sésamoïdes ou petits cartilages alaires.

Le nerf olfactif : L’appareil récepteur est constitué par la tache olfactive située dans la muqueuse nasale. Les filets olfactifs (« nerf olfactif ») pénètrent dans le crâne par la lame criblée de l’ethmoïde et se terminent dans le bulbe olfactif où ils font synapse avec le deuxième neurone dont les axones constituent les bandelettes et les stries olfactives. La quasi totalité des fibres se terminent dans l’aire olfactive primaire (uncus de l’hippocampe)Le sujet ayant les yeux fermés, on présente successivement devant chaque narine (l’autre étant obstruée) des substances odorantes (tabac, parfum, savon, orange…). Les troubles olfactifs dus à une lésion du ou des nerfs olfactifs sont rares. L’anosmie unilatérale peut être révélatrice d’une lésion focale (méningiome). L’anosmie bilatérale est le plus souvent le résultat de traumatismes crâniens.La fracture de la lame criblée de l’os ethmoïde, point de faiblesse de la base du crâne, peut dilacérer les filets olfactifs qui la traversent et entraîner une anosmie irréversible.

Le bulbe olfactif (BO), parfois appelé lobe olfactif, est une région du cerveau des vertébrés dont la fonction principale est de traiter les informations olfactives en provenance des neurones chémorécepteurs olfactifs. C’est une structure paire – il y a deux bulbes olfactifs – légèrement détachée du cerveau et la plus proche de la cavité nasale.
Le bulbe olfactif est la première région du système nerveux central à traiter l’information olfactive. Il reçoit l’information olfactive en provenance de l’épithélium olfactif qui est la structure de réception des odeurs. Le bulbe olfactif effectue un traitement et un codage de l’information avant de l’envoyer vers les structures supérieures du cerveau. Les neurones principaux du bulbe olfactif sont les cellules mitrales qui reçoivent l’information directement des récepteurs olfactifs ; après intégration, elles l’envoient via leurs axones aux autres régions du cerveau.
Chez de nombreux vertébrés, le bulbe olfactif est la structure cérébrale la plus rostrale (en avant). Chez l’espèce humaine, en revanche, le bulbe olfactif est situé dans la partie inférieure du cerveau, juste au-dessus de la lame criblée de l’os ethmoïde (région osseuse dont les perforations laissent passer les rameaux du nerf olfactif), directement en relation avec l’épithélium olfactif, en contact avec l’air inspiré, de l’autre côté de la lame criblée.
Le bulbe olfactif est également une des deux seules structures cérébrales à être continuellement approvisionnées en neurones tout le long de la vie adulte (l’autre étant l’hippocampe), mécanisme appelé neurogenèse adulte.
Le bulbe olfactif est constitué d’un paléocortex laminaire, c’est-à-dire un cortex où les corps cellulaires des neurones sont organisés en trois couches superposées, contrairement aux six couches du néocortex. Cette organisation témoigne de l’origine ancienne, sur le plan phylogénique, du cortex olfactif.
De l’extérieur vers l’intérieur les différentes couches concentriques et constitutives du bulbe olfactif sont :
•    la couche des nerfs
•    la couche glomérulaire
•    la couche plexiforme externe
•    la couche des cellules mitrales
•    la couche plexiforme interne
•    la couche des cellules granulaires
Il s’agit de la couche la plus périphérique des bulbes olfactifs. Les bulbes olfactifs reçoivent les fins filets nerveux (ensembles d’axones) en provenance de l’épithélium olfactif qui propagent donc l’information sur les odeurs captée au niveau de chémorécepteurs. Ces fibres, dont la distribution respecte la topographie de l’épithélium, pénètrent dans quelques milliers de glomérules olfactifs. Dans cette couche se situe également une population gliale particulière car spécifique au bulbe olfactif.
Les terminaisons axonales des neurones récepteurs olfactifs convergent ainsi vers chacun de ces amas glomérulaires de 150 à 250 μm, délimités par une capsule gliale, et formés uniquement par des milliers de synapses groupées autour de 2 à 5 dendrites apicales de gros neurones, appelés cellules mitrales, dont les corps cellulaires sont placés 200-300 micromètres au-dessous (dans la couche des cellules mitrales).
Le glomérule est une structure sphérique de 150 à 250 µm de diamètre. Elle est située dans la périphérie des BOs et en constitue une couche spécifique. Chez le rongeur (souris, rat), on compte en moyenne 1 800 glomérules au sein d’un BO. Il s’agit d’une structure conservée à travers l’évolution des espèces et dévolue au traitement de l’information olfactive. C’est dans ces glomérules que les axones des neurones récepteurs olfactifs font synapses avec les dendrites apicales des cellules mitrales, cellules principales du BO. La périphérie des glomérules est constituée d’interneurones particuliers appelés cellules périglomérulaires. Ces cellules interviennent lors du traitement de l’information olfactive, elles modulent la transmission de l’information entre les neurones récepteurs olfactifs et les cellules mitrales.
Une particularité du contenu intraglomérulaire est le fait qu’on y rencontre une partie des terminaisons nerveuses en cours de dégénérescence, une autre partie de fibres est en cours de repousse et le reste, dans une proportion qui dépend des situations olfactives antérieures est en état opérationnel. Ainsi, même si on détruit totalement le neuroépithélium par le tétroxyde d’osmium, les glomérules se vident partiellement de leurs synapses mais d’autres repoussent pour les remplacer. Les neurones périglomérulaires et la névroglie occupent l’espace. Mais en moins de 8 jours, les synapses ont repoussé et reconstituent le potentiel d’identification des odeurs antérieur, sauf si on stimule pendant cette période en se servant de nouvelles odeurs. Dans ce cas, la mémoire juste antérieure à la destruction du neuroépithélium se restructure. En ce sens le bulbe olfactif contient potentiellement beaucoup d’informations sur la formidable plasticité du tissu nerveux, une partie des cellules du BO (les cellules granulaires et périglomérulaires) sont en effet la cible d’un renouvellement permanent via le processus de neurogenèse à l’âge adulte. Ces cellules sont renouvelées à partir d’une niche de cellules progénitrices située dans la zone sous-ventriculaire.
Les voies olfactivesLes axones qui sortent des cellules mitrales se rendent en partie au bulbe opposé et en partie vers le noyau olfactif antérieur. Les fibres ré-émises vont au cortex olfactif, vers le cortex limbique, vers l’hippocampe ou les corps mamillaires. On comprend ainsi le rôle inconscient de l’olfaction dans beaucoup de comportements fondamentaux dépendants de l’hypothalamus et du système limbique (sexualité, faim, sociabilité,..) Les voies olfactives sont les seules voies à ne pas faire relai d’abord dans le thalamus. Mais des informations traitées dans le cortex olfactif entrent dans le thalamus antérieur, de sorte que nous avons souvent une mémoire associative des odeurs plutôt qu’une mémoire absolue. L’anecdote rapportée par Proust pour qui des madeleines rappelaient des souvenirs d’enfance précis, est une illustration de l’importance des liens cognitifs à la mémoire olfactive.

Bulbe olfactif accessoire
Le bulbe olfactif accessoire est une structure distincte, qui se situe dans la région dorsale-postérieure du bulbe olfactif, notamment chez les macrosmates (ex: rat). Il forme un système sensoriel parallèle et indépendant du traitement des odeurs par le bulbe olfactif. C’est en effet la seconde structure de traitement du système olfactif accessoire. Il reçoit des informations de l’organe voméronasal, un épithélium particulier de la cavité nasale, chargé de détecter notamment les phéromones, entre autres stimuli chimiques. Comme le bulbe olfactif principal, il contient des glomérules où les récepteurs forment des synapses avec les cellules mitrales. Par contre, les cellules mitrales du bulbe olfactif accessoire projettent leurs axones vers l’amygdale et l’hypothalamus et non vers le cortex. Le système olfactif accessoire est impliqué dans les comportements d’agression et d’accouplement.
Cette structure n’est pas présente chez l’homme adulte, même si le bulbe olfactif principal peut également jouer ce rôle. Diverses expériences montrent ainsi des capacités de reconnaissance olfactives mère-enfants chez l’homme, ou encore des influences sur le choix d’un partenaire chez la femme, qui peuvent être assimilées à la présence d’un système olfactif accessoire. Néanmoins, certaines structures présentes pendant l’embryogenèse disparaissent ou se retrouvent intégrées dans le bulbe. Pourtant on parle de bulbe olfactif accessoire et de complexe glomérulaire modifié (dans le bulbe, c’est une dizaine de très gros glomérules), des structures qui permettent au nouveau-né de reconnaître sa mère parmi les autres individus du groupe. On pense aussi que l’organe voméronasal, quelques cellules olfactives placées dans la cloison nasale, sont présentes peu avant la naissance du bébé humain. Ainsi, s’il n’est plus visible, il laisse des traces d’une calbindin spécifique du système primitif identifiables plusieurs mois après la naissance.
Pathologies Du fait de leur position profonde il y a peu d’images montrant des anomalies bulbaires relatives à des neuropathies. Pourtant certaines pathologies décrivent une diminution de taille du bulbe, voir son absence :
•    la maladie de Kalman (syndrome adiposogénital) dans laquelle l’altération du gène KAL1 qui produit une protéine, l’anosmine, impliquée dans la formation du système olfactif peut induire une agenèse du bulbe.
•    l’holoproencéphalie, problème de séparation des hémisphères cérébraux, selon son degré de sévérité et la microcéphalie et la septodysplasie, une forme moins sévère d’holoprosencéphalie, sont souvent accompagnées de l’absence de bulbe olfactif.
La dégénérescence bulbaire : elle est décrite dans diverses maladies neurodégénératives telle Alzheimer, Parkinson, mais aussi dans divers troubles neuropsychiatriques dans lesquels certaines analyses montrent une régression bulbaire. Il apparaît en particulier que des troubles olfactifs chroniques, des hallucinations olfactives peuvent être associés à des altérations neurologiques aussi variées que l’épilepsie ou la maladie de Parkinson.

Lame criblée de l’ethmoïde: Structure osseuse formant le plancher crânien à cet endroit.

Tractus olfactif: Faisceau de fibres qui conduisent l’impulsion nerveuse entre les récepteurs olfactifs et le cerveau.

Cornet supérieur: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Cornet moyen: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Méat: Passage entre deux cornets. C’est à cet endroit que se trouvent les muqueuses olfactive (cellules olfactives) et respiratoire (cellules à mucus).

Cornet intérieur: Repli osseux situé dans les fosses nasales.

Le rhinopharynx ou nasopharynx: La partie supérieure du pharynx au-dessus du voile du palais constituée des fosses nasales. Il commence derrière les cornets, dans la région postérieure des cavités nasales: les choanes. Il est en communication avec la trompe auditive (oreille moyenne) et se termine derrière l’uvule. L’épithélium y est pseudostratifié prismatique cilié.

La trompe d’Eustache ou trompe auditive est un conduit osseux et fibro-cartilagineux reliant la paroi antérieure de l’oreille moyenne au rhinopharynx, c’est-à-dire l’arrière-nez. Elle a été décrite pour la première fois en 1543 par le médecin italien Bartolomeo Eustachi, mais c’est Antonio Valsalva qui la nommera en l’honneur d’Eustachi, et qui en fera une description exacte et en déterminera le fonctionnement.La trompe d’Eustache est un conduit étroit qui relie l’oreille moyenne et le rhino-pharynx (la partie de la gorge qui se situe au-dessus du voile du palais, en arrière du nez). Elle mesure en moyenne 3,7 cm de long. Elle est constituée de deux cône allongés unis par leurs sommets (isthme tubaire) ces deux segments font entre eux un angle de 160° ouvert vers le bas. La trompe a une direction générale en dedans en bas et en avant.

– le cône externe (1,0cm) est osseux et c’est le protympanum du rocher (os temporal). Il s’ouvre dans l’oreille moyenne par un orifice de 5 mm de haut sur 2mm de large et s’abouche avec la trompe cartilagineuse par une orifice très étroit de 2mm de haut pour 1mm de large
– le cône interne 2,5cm est fibro-cartilagineux, il fait partie du pharynx. Il s’ouvre au niveau du pharynx par un orifice de 8mm de hauteur pour 5mm de large. Toutefois cet orifice au repos est pratiquement collabé et ne s’ouvre qu’aux mouvements de déglutition ou de béance tubaire volontaire (connu des plongeurs). Cette partie est constituée d’un cartilage en forme de gouttière ouverte vers le bas, complétée par une lame fibreuse qui forme la partie antérieure et inférieure de la trompe.

Les muscles sont au nombre de deux

– le péristaphylin externe (muscle tenseur du voile du palais : agit par sa couche profonde sur la trompe d’eustache en abaissant son plancher)

– le péristaphylin interne (muscle élévateur du voile du palais, il s’insère sur la plaque médian du cartilage tubaire ; sa contraction ouvre la trompe surtout au niveau de son orifice pharyngé)

La trompe d’Eustache joue un rôle dans plusieurs fonctions :

une fonction mécanique, sa fermeture empêche l’introduction d’agents pathogènes, de sécrétions nasales dans l’oreille moyenne, mais également l’arrivée de sons vocaux directement dans cette cavité ;
une fonction de clairance muco-ciliaire, dans sa partie basse, au plus près du rhino-pharynx, chargée d’évacuer les corps gênants de l’oreille moyenne ;
une fonction équipressive, chargée d’égaliser la pression des deux côtés du tympan pour éviter sa rupture en cas de grande différence de pression entre le milieu extérieur et l’oreille moyenne.

La fonction de la trompe est d’égaliser les pressions entre l’oreille moyenne normalement remplie d’air et le milieu extérieur.

Dans les conditions normales, la trompe, fermée au repos, s’ouvre pendant une fraction de seconde lors de la déglutition ou d’un bâillement. À ce moment, l’air reste dans l’oreille moyenne et remplace celui qui a été absorbé par la muqueuse ou corrige la pression qui a été modifiée par un changement d’altitude. Tout ce qui peut perturber le fonctionnement de la trompe d’Eustache occasionne des troubles de l’oreille moyenne avec retentissement sur l’audition.

L’obstruction ou le blocage de la trompe d’Eustache entraîne par résorption de l’air une baisse de pression dans l’oreille moyenne, avec rétraction du tympan. Chez l’adulte, ceci se traduit par une sensation de tension, d’oreille pleine, d’inconfort, de baisse auditive et de bourdonnement. Si les troubles persistent, du liquide va diffuser et remplacer l’air, créant une otite séreuse (il existe un épanchement de liquide clair dans l’oreille). Ceci arrive assez souvent chez l’enfant qui fait des épisodes infectieux rhinopharyngés ou des allergies. Beaucoup plus rarement le tube peut rester béant. On appelle ceci la béance de la trompe d’Eustache qui se manifeste chez l’adulte par la sensation d’entendre sa respiration, la voix qui se réfléchit.

Chez les jeunes enfants, on place parfois un aérateur trans-tympanique pour aérer l’oreille moyenne lorsque la trompe d’Eustache ne remplit pas sa fonction. Chez les sujets de plus de 5 ans et demi – 6 ans souffrant régulièrement d’otites séreuses ou d’otites séro-muqueuses, une rééducation tubaire est recommandée à titre préventif. Il est parfois nécessaire de pratiquer une paracentèse ou perforation du tympan sous anesthésie afin de permettre au liquide de s’écouler et à la pression de s’équilibrer de part et d’autre de tympan.

Sinus sphénoïdal: Cavité située derrière les fosses nasales.

Maxillaire: Os qui supporte les dents du haut et correspond à la mâchoire supérieure.

Voûte du palais (palais dur): Partie avant du palais formée par des os et séparant la cavité buccale des fosses nasales. Grâce à cette surface rigide, la langue peut pousser la nourriture dessus permettant la mastication et la déglutition.

Voile du palais (palais mou): Partie arrière du palais formée surtout de muscles et dépourvu de renforcement osseux. La voûte du palais se relève pour empêcher les aliments et les liquides de refluer vers les fosses nasales.

Luette: Saillie musculaire en forme de cône et suspendue sur le palais mou (voile du palais). La luette joue un rôle important dans la déglutition puisqu’elle permet d’obstruer les voies aériennes quand les aliments sont avalés. Elle contrôle aussi l’air à l’entrée du pharynx lors de l’émission des sons.