Le coeur |
Situé dans la cage thoracique entre les deux poumons, le cœur est une véritable pompe qui pulse le sang dans tout le corps. Ce muscle creux possède une activité électrique interne qui lui permet de se contracter automatiquement. En quatre-vingts ans, le cœur effectue quelque 3 milliards de battements à raison de 60 à 80 battements par minute.

Fonctionnement
Structure interne
Le cœur est un muscle creux séparé en deux parties, cœur droit et cœur gauche, par le septum [1]. Chacune d’entre elles assure un sens circulatoire du sang : la petite circulation (le sang veineux provenant de la périphérique de l’organisme arrive au cœur droit qui le dirige vers les poumons), et la grande circulation (le sang provenant des poumons arrive au cœur gauche qui l’envoie vers la périphérie de l’organisme).
Chaque partie comporte deux cavités : oreillette (droite [2], gauche [3]) et ventricule (droit [4], gauche [5]).
Le ventricule gauche est le plus important : son atteinte endommage gravement la fonction cardiaque.
Chaque oreillette communique avec le ventricule correspondant par l’intermédiaire d’une valve, ou orifice, dont le rôle est d’empêcher le reflux du sang lors de son passage entre ces deux cavités :
• l’orifice mitral, entre l’oreillette et le ventricule gauche, est équipé de deux
valvules mitrales [6], sorte de feuillets fixés à des piliers par des cordages [7];
• l’orifice tricuspide, entre l’oreillette et le ventricule droit, est, quant à lui, constitué de trois valvules tricuspides.
Deux autres valves empêchent également le sang de refluer :
• l’orifice aortique, situé entre le ventricule gauche et l’aorte, il possède trois valvules sigmoïdes en forme de cupule ;
• l’orifice pulmonaire, entre le ventricule droit et le tronc de l’artère pulmonaire, composé de trois valvules sigmoïdes [11] également en forme de cupule.
Le péricarde [8] est la membrane qui enveloppe le cœur et l’origine des gros vaisseaux. Ses deux feuillets sécrètent une faible quantité de liquide dont le volume augmente en cas d’inflammation (péricardite).
Le myocarde [9] – muscle cardiaque proprement dit – est irrigué par les coronaires. L’infarctus du myocarde se produit quand l’une d’elles est obstruée.
L’endocarde [10] tapisse l’intérieur des cavités cardiaques. Son atteinte est appelée endocardite.
Vascularisation
Elle est assurée par le système coronaire qui se situe à la surface du cœur. Ce réseau présente une particularité : une circulation sanguine qui s’effectue pendant la diastole, période où les cavités cardiaques ne se contractent pas.
• Deux artères coronaires irriguent le cœur (une droite [1] et une gauche [2]). Elles naissent de la racine de l’aorte [3]. La coronaire gauche se divise en deux branches principales (interventriculaire antérieure [4] et circonflexe [5]).
• La maladie coronaire, fréquente dans les pays industrialisés, est due à un mauvais approvisionnement en sang du muscle cardiaque. La principale cause de ce phénomène est le rétrécissement du diamètre des coronaires sous l’effet du tabac, du manque d’exercice, de l’hypertension artérielle, du diabète et d’un taux de graisses trop élevé dans le sang.
Le cheveu |
Ce poil très particulier de la famille des phanères a pour fonction essentielle de protéger la tête. Très solide, formé d’une protéine fibreuse, la kératine, un cheveu peut supporter un poids de 100 g.
Structure
La kératine qui compose le cheveu contient deux acides aminés riches en soufre, la méthionine et la cystine. Cette dernière rend le cheveu plus solide que des fibres en aluminium, ou en nylon, de taille similaire. Un cheveu cassant en contient très peu.
La tige
La partie visible du cheveu, dont la couleur est variable selon les individus, est composée de trois couches tubulaires, emboîtées les unes dans les autres :
gle canal médullaire, constitué de moelle et situé au centre, forme un tunnel creux aux cellules très lâches.
• le cortex, la partie la plus épaisse, est le véritable corps de la fibre capillaire. Il lui assure sa résistance et son élasticité. De plus, ces cellules produisent la mélanine responsable de la pigmentation du cheveu.
• la cuticule ou écorce forme une protection imperméable en enveloppant le cortex de 6 à 10 couches de cellules disposées en écailles, imbriquées comme les tuiles d’un toit. Quand la cuticule est détruite, cas des cheveux très décolorés par exemple, le cortex absorbe l’eau très facilement et la fibre capillaire devient poreuse.
La racine
Située sous la peau, c’est la partie vivante du cheveu. Elle est implantée obliquement dans le cuir chevelu et contenue dans un petit sac, le follicule pileux. Celui-ci est recouvert, dans le derme, de gaines épithéliales (interne et externe). Il comporte à son extrémité inférieure un bulbe, ou zone matricielle, porteur à sa base d’un petit creux, la papille cutanée, dans lequel aboutissent plusieurs petits vaisseaux chargés d’apporter les nutriments véhiculés par le sang et des fibres nerveuses. Au-dessus de ce bulbe, nichée elle aussi dans l’hypoderme, la glande sébacée permet la lubrification du cheveu. Enfin, le muscle arrecteur, inséré à la base du follicule pileux, est responsable du phénomène d’horripilation (érection) déclenché par le froid ou l’émotion (peur, colère,…).

Densité
L’être humain naît avec, en moyenne, 100 000 follicules pileux programmés pour se développer en cheveux longs et épais, qui poussent en groupes renfermant 1 à 4 cheveux, et parsemés de manière aléatoire sur le cuir chevelu. Sur la tête d’un nouveau-né, on compte 1 135 follicules/cm2 environ mais, dès la première année, ce nombre chute (795/cm2) pour avoisiner, vers 25 ans, les 685/cm2. Un cuir chevelu adulte contient un million de follicules pileux avec 120 000 à 150 000 cheveux visibles. La densité capillaire diminue ensuite selon les individus, leur mode de vie, leur état de santé et peut aller jusqu’à la calvitie.
Cycle pilaire
Dans une vie, chaque follicule pileux engendre 15 cheveux environ et subit une vingtaine de cycles. Ces derniers se déroulent en trois étapes.
La phase anagène
C’est la phase de croissance : le cheveu naît dans le follicule et croît, par une division intense des cellules de la racine, de l’hypoderme au derme. La vitesse de pousse d’un cheveu est d’environ 1mm tous les trois jours, soit 12 à 15 cm par an, et il peut atteindre plus d’un mètre. Pendant cette période, qui dure de 2 à 5 ans, le bulbe pileux se trouve au fond de l’épiderme et y reste jusqu’à la phase suivante. 85 % de la chevelure est à ce stade d’évolution.
La phase catagène
Encore appelées « phase d’involution », ces 2 à 3 semaines vont permettre au cheveu de se préparer pour la période de repos. Environ 3 % des cheveux se trouvent en même temps à ce stade de fin de production pendant lequel le follicule rétrécit sensiblement.
La phase télogène
C’est la phase de repos : le cheveu ne pousse pas mais il reste attaché à son follicule tandis que son bulbe est au fond de l’épiderme, en dormance. À la fin de cette période de 6 à 7 mois, l’ancien cheveu tombe sous la poussée d’un nouveau qui subsistera à son tour plusieurs années. Environ 12 % de la chevelure est en repos.
Le cerveau |
Le cerveau est la partie principale de l’encéphale, qui comprend aussi le cervelet et le tronc cérébral. Protégé par la boîte crânienne, il est composé de deux hémisphères et d’une zone appelée diencéphale. Il ne représente que 2 % du poids du corps, mais les centaines de milliards de cellules qui le composent sont le siège des fonctions intellectuelles et sensitives.

Structure interne
Elle révèle le rôle capital du thalamus, véritable centre de traitement des données transmises ensuite au cortex cérébral.

